Savoir déceler les opportunités lorsqu’elles apparaissent sur le marché: tel est le challenge des investisseurs.
Savoir déceler les opportunités lorsqu’elles apparaissent sur le marché: tel est le challenge des investisseurs. Photo: iStock
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Comment profiter de l’entrée en Bourse d’une licorne?

Avec des capitalisations boursières colossales, les Facebook, Google et autre Netflix font rêver les investisseurs. Si ces derniers avaient misé sur ces licornes à leur entrée en Bourse, ils seraient sans doute devenus riches. Du moins en théorie.

Mon ami Paul se considère comme un investisseur inconsolable. Il a raté toutes les IPO des licornes, ces start-up, principalement de la Silicon Valley, valorisées à plus d’un milliard de dollars. Les IPO? Il s’agit des «Initial Public Offering», en anglais, les entrées en Bourse. Il y a 30 ans, il a raté l’IPO de Microsoft qui vaut plusieurs dizaines de milliards de dollars. Et celle d’Apple, qui, après un démarrage en dents de scie, est devenue la plus grosse capitalisation boursière de l’histoire, avec plus de 300 milliards de dollars.

Paul a aussi manqué l’IPO d’Amazon, le commerçant en ligne. Il a raté l’IPO de Google, de Facebook et même celle de Netflix, leader mondial du streaming vidéo, qui a multiplié sa valeur boursière par 27 passant de 15 dollars en 2002 à plus de 411 dollars à son plus haut en 2018.

1000 dollars auraient suffi

Si Paul avait acquis pour 1000 francs d’actions de ces géants américains de l’informatique ou d’Internet, il trônerait maintenant à la tête d’une fortune de plusieurs dizaines de millions de dollars. «J’aurais dû émigrer aux Etats-Unis et, même sans diplôme, me faire engager par l’une de ces start-up prometteuses comme technicien de surface ou employé de cafétéria, regrette-t-il. J’aurais eu un petit salaire, je n’aurais pas monté les échelons. Mais, lors de l’IPO, j’aurais bénéficié comme tous les collaborateurs d’un programme de stock-options. En quelques jours, mois ou années, je serais devenu millionnaire.»

Ce n’est pas qu’une légende. Si de nombreux employés de Microsoft et d’autres licornes sont devenus millionnaires, ce n’est pas grâce à leur salaire, mais plutôt aux actions reçues gratuitement ou à prix préférentiel, les stock-options.

En 2013, Paul a tenté de se rattraper à son niveau en achetant des actions Glencore, une société minière zougoise dont il connaissait bien le business model et quelques-uns des collaborateurs clés. Peu avant l’IPO, il a passé commande mais n’a en reçu que pour 800 francs. Pas de quoi frimer en Lamborghini Veneno.

C'état la ruée

Que s’est-il passé? C’était la ruée. Paul n’était pas le seul à anticiper une envolée de ce titre dès le premier jour de cotation. L’action Glencore a été sursouscrite. Comme d’habitude, les gros investisseurs – banques, fonds de placement, fonds de pensions – ont été les premiers servis. Les particuliers n’ont eu droit qu’aux miettes du festin.

En 2018, Paul a retenté sa chance avec Polyphor, une biotech suisse sans produits commercialisés mais qui semblait dotée d’un potentiel énorme. Le jour de son entrée à la Bourse suisse, Paul a appris que son ordre serait exécuté intégralement. Il a su immédiatement qu’il y avait un problème. L’IPO a fait un flop. Pour soutenir le cours, les banques invitaient alors les petits poissons à la table des grands. Actuellement, le cours du titre Polyphor stagne en dessous de 10 francs contre 38 francs lors de son IPO.

Depuis lors, Paul fait attention. En mai dernier, il a boudé l’entrée à Wall Street d’Uber qui s’est transformée en cauchemar boursier. Alors que les analystes espéraient une capitalisation de 120 milliards de dollars, au deuxième jour de cotation, le leader mondial de la réservation en ligne de voitures avec chauffeur ne valait que 62,1 milliards de dollars. Pourtant, tout espoir n’est pas forcément perdu. Potentiellement, le titre Uber pourrait se relever si ses résultats s’améliorent.

«Les licornes, ces start-up, principalement de la Silicon Valley, valorisées à plus d’un milliard de dollars.»

On s’en souvient: en 2012, Facebook avait aussi raté son entrée en Bourse, entachée d’un bug, et le titre avait perdu 24% de sa valeur en un mois. Aujourd’hui, le cours de l’action Facebook dépasse les 180 dollars, contre 38 dollars lors de l’émission. Entretemps, ce réseau social, consulté par 40% de la population mondiale une fois par mois, a multiplié son chiffre d’affaires par 5 et son bénéfice par 10 à plus de 15 milliards de dollars.

Ce schéma en faux départ se produit parfois en cas de «green shoe». Ce terme indique une IPO en deux temps. Si au terme du road show, la tournée des grands investisseurs, les promesses d’achat atteignent un milliard de dollars par exemple, les banques peuvent n’émettre que pour 800 millions d’actions dans un premier temps. La demande de titres étant supérieure à l’offre, cela crée une rareté artificielle, qui a pour but de faire monter le cours, ce qui permet aux investisseurs à court terme de revendre rapidement leurs titres avec une belle plus-value.

Dans un deuxième temps, les banques mettent en circulation des titres supplémentaires à hauteur de 400 millions. C’est une stratégie risquée. Si l’enthousiasme du public ne suit pas, l’offre totale (1,2 million) étant supérieure à la demande (1 million), le cours s’effondre. De plus, si, pour limiter les dégâts, les investisseurs à court terme vendent à perte, cela précipite la chute.

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Ce contenu est une coopération entre le Commercial Publishing de Tamedia et Genève Invest.

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